Radars embarqués : l’état veut externaliser les contrôles de vitesse.

Première cause des accidents mortels sur la route, la vitesse au volant va être contrôlée dès cette année par des entreprises privées.

Cette mesure va être testée dès août puis généralisée. L’objectif est de multiplier les contrôles de vitesse à travers des radars embarqués dans des voitures banalisées et d’affecter les policiers et gendarmes à d’autres missions : Sécurité des citoyens, contrôles d’alcoolémie…

Rentabiliser le coût des véhicules banalisés.

En 2015, plus d’un million et demi d’automobilistes ont été flashés à leur insu. Ils ont croisé l’une des 319 voitures radars banalisées équipées de flashs infrarouges. Pilotées par des gendarmes et policiers. Une habitude que le gouvernement a décidé de sous-traiter à des sociétés privées agréées : « Cette externalisation est avant tout une bonne gestion des deniers publics. On privatise juste l’action de bouger la voiture avec un chauffeur qui va se promener avec ce radar. On va dire avant au chauffeur par où il doit passer et après vérifier qu’il l’a bien fait. On contrôlera tout ce qu’il va faire dans le cadre d’un marché public », a déclaré Emmanuel Barbe.

Actuellement les voitures sont sous utilisées. Elles ne circulent qu’une heure treize par jour «  parce que les policiers et gendarmes sont mobilisés sur beaucoup de tâches en ce moment », indique Emmanuel Barbe.

Les Français opposés à cette initiative.

L’état veut d’abord rentabiliser le parc de ces voitures banalisées qui coûtent «  70 000 euros à l’achat et 18 000 euros d’entretien annuel » a –t-il précisé.

Une étude Harris Interactive demandée par l’association 40 millions d’automobilistes et relayée par le parisien, 83% des Français sont opposés à cette mesure.

86% craignent que les sociétés privées ne réalisent des contrôles qu’aux endroits où elles ont le plus de chances de constater les infractions.

«  On contrôlera les missions ex-post pour être certain qu’ils sont allés là où on voulait qu’ils aillent ou qu’ils ne sont pas sortis à des heures anormales…les véhicules restent propriétés de l’état. » précise Emmanuel Barbe.

 

Pour en savoir plus :

Sécurité routière. Radars embarqués privatisés: le gouvernement nuance